Célébrations réussies pour les 15 ans de Terres du Son !

Le week-end dernier, le Domaine de Candé à Monts (37) a accueilli le plus grand festival de musiques actuelles de l’été de la Région Centre-Val de Loire. Et comme c’est un événement à ne pas rater, Le Fest’Ivalier était bien évidemment présent sur place !

Mélanger une approche éco-responsable à l’organisation d’un événement accueillant près de 40.000 festivaliers, tel est le pari réussi de l’association A.S.S.O. qui organise chaque année de Terres du Son. Au-delà des concerts, ce festival démontre sur place sa capacité à penser et repenser les moyens de diminuer son bilan carbone. Tri sélectif des déchets, gestion de l’eau, de l’énergie et des transports, nourriture locale, tout est pensé pour que l’impact environnemental du festival soit inférieur à l’édition précédente.

Dès notre arrivée sur les lieux, nous traversons « Le Village », la partie (gratuite) du festival composé de jeux en plein air pour enfants et de petites scènes de théâtre et de musique. C’est ici que se déroulent les rencontres et débats entre les festivaliers et diverses associations d’intérêt public qui ont fait le déplacement.

Nous prenons le temps de faire un tour pour se restaurer et hop, c’est parti dans « La Prairie » pour les concerts. Premier set et première bonne surprise musicale avec Last Train ! Sous près de 30°C, le groupe de rock enflamme le public aussi bien avec leur son qu’avec leur jeu de scène parfaitement rodé. Ça sent (enfin ?) bon le renouveau dans le paysage du rock français.

Au tour de Josman de monter sur scène. Nous restons septiques, aussi bien au niveau du flow que des textes. Un des avantages de Terres du Son, c’est que, comme il y a deux concerts en même temps, il y en a pour tous les goûts. Quelques mètres plus loin, les musiciennes de Haïku Hands livrent une performance scénique étonnante sur fond de musique pop rappelant parfois les girls band des années 90. Débordante d’énergie, les trois australiennes plongent le public dans une transe agréable !

Ensuite, Angèle entre en scène, LA tête d’affiche de ce vendredi soir. Certaines personnes sur place nous avouent avoir parcouru plus de 300 km pour la voir se produire ! Ils ne sont probablement pas repartis déçus tant elle a réussi à faire vibrer une foule en extase grâce à son charme et surtout à sa voix.

Après un court passage dans un camping survitaminé, nous retournons dans l’enceinte du festival. Nous découvrons la Charcuterie Musicale, une sorte de camionnette musicale où des individus loufoques organisent dans la bonne humeur un blind test par équipe sur des tubes récents et anciens. Un concept absolument génial !

Trois heure du matin, le festival se vide accompagné par une chaine humaine de bénévole qui dirige tout le monde vers la sortie. Les adeptes du camping, quant à eux, ont pu profiter d’une scène supplémentaire en aval du site pendant encore quelques heures.

Après une bonne nuit de sommeil et une petite sieste, nous revenons au Domaine de Candé. Pour notre plus grand plaisir, Seun Kuti & Egypt 80 ouvrent les hostilités. Avec un son afrobeat exceptionnel, celui qui se décrit à la fois comme musicien et militant enflamme le public présent (parmi lequel nous croisons une certaine Jeanne Added venue profiter du spectacle avant son set !).

Au tour de Lou Doillon de faire bouger les foules. Armée de sa guitare électrique et de sa voix, elle produit une musique à la fois sensuelle et enivrante.

S’il y a des groupes qu’il fait plaisir de retrouver sur scène, Balthazar est incontestablement l’un d’entre eux. Alliant des influences éclectiques allant de la pop au rock, les quatre belges enchainent les chansons issues de leurs anciens albums et de leur nouvel opus avec brio !

Puis tout va très vite, Gringe, Vald, Jeanne Added… Le rythme des concerts s’accélère mais il ne s’agit que d’une impression puisque chaque set est calibré sur un format d’une heure. Il est malheureusement impossible de tout voir. Il faut faire un choix entre la scène Biloba, la scène Ginko, la scène du Chapiteau et celle du dispositif Propulson animée par la FRACA-MA.

Pour conclure cette seconde soirée, nous découvrons Maxwell Nostar accompagné de Dirtyfingazz. Le duo nous livre un hip-hop à l’ancienne au travers de rimes ciselées et nous propose un show parfaitement calibré pour un public d’amateur.

Après cet excellent week-end, nous n’avons finalement qu’un seul regret : ne pas avoir pu être présent le dimanche pour le J3 du festival. Une chose est sure, l’année prochaine, nous ne serons pas là par hasard !

 

Texte : F. Guérin
Photos : W. Richemond et V. Tejedor

 

Village TDS 2019
Village TDS 2019
Village TDS 2019
Stuffed Foxes – TDS2019
Seun Kuti & Egypt 80 – TDS2019
Seun Kuti & Egypt 80 – TDS2019
Maxwell Nostar - TDS2019
Maxwell Nostar – TDS2019
Maxwell Nostar – TDS2019
Lou Doillon – TDS2019
Last Train – TDS2019
Last Train – TDS2019
Josman – TDS2019
Josman – TDS2019
Jambinai – TDS2019
Jambinai – TDS2019
Ephèbe – TDS2019
Cannibale – TDS2019
Bénévoles – TDS 2019
Bénévole – TDS2019
Balthazar – TDS2019
Prairie – TDS2019
Prairie – TDS2019